Manifeste

Mes frères et mes soeurs [comme le disait affectueusement le regretté camarade Staline dans ses moments d’égarement],

Il y a quelques années, l’association étudiante avait son propre journal dans lequel les étudiantes et étudiants inscrits à l’un des programmes de sciences des religions pouvaient publier articles et travaux. La feuille de choux en question était tendrement désignée par le doux nom de L’index. Pourquoi l’Index? Passons outre cette superfluité.

Qu’est-il donc advenu de ce canard tant prisé par son insigne lectorat? Une campagne maccarthyste l’a-t-elle impétueusement réduit au silence? Un député nostalgique de l’ère de Duplessis a-t-il sciemment bâillonné notre précieux organe? A-t-on traité Pierre-Karl Péladeau de voyou? A-t-on déplu à une quelconque communauté religieuse et, si oui, laquelle?

Que nenni, mes amis : un simple manque de temps a su vêler notre mutisme.

D’ailleurs, du temps, la publication d’un journal en demande à foison. Combien de fois a-t-on peut-être pu entendre des nigauderies de l’ordre de : « N’as-tu pas collecté les textes de M. Boulingrin pour l’édition d’octobre? ». Ou encore : « N’oublies pas de payer l’imprimeur, Mme. Touche, et laisse-moi te dire que je me fais un malin plaisir à te rappeler que la date de tombée c’est lundi. Bonne fin de semaine petit fouille merde ».

Toutefois, nous pensons qu’il est indispensable pour le département de se munir d’un vecteur communicationnel – à ne pas confondre avec le convecteur temporel du Dr. Emmett Brown. À cet égard, les innovations technologiques – au moins depuis la commercialisation des cochonneries de Graham Bell – nous permettent d’entrevoir un nouvel horizon : le blog.

Nous pensons sincèrement qu’il s’agit d’un médium plus accessible, versatile, performant, bref, plus MODERNE qu’un journal. Voyez donc ce que nous proposons :

– Aucune ligne éditoriale. En notre sens, un des plus grands attraits de notre département est la diversité des points de vue, des intérêts et des méthodes qu’on y retrouve. Bien que nous ne soyons en aucun cas des relativistes, nous jugeons qu’il importe de faire connaitre la richesse des perspectives investiguées par tous les acteurs et actrices du dit blog.

– Responsabilité assumée envers les textes. Pour faire suite au premier point, il nous semble que personne n’a la légitimité nécessaire pour parler au nom de l’ensemble du département. Les propos qu’on y tient sont trop variés, voire, à l’occasion, trop divergents pour que l’on puisse en trouver une essence. Une telle chose n’existe pas. Ce que nous proposons est que chaque auteur publie en son nom propre. Ceci rendrait le collaborateur responsable du contenu de sa contribution autant au niveau du fond que de la forme.

– Aucune appréciation quantitative quant à la teneur religieuse. Vous êtes photographe? Musicien? Prestidigitateur? Cuistre? Vous voulez partager vos lubies avec l’univers? Nous estimons valables toutes productions artistiques, littéraires, journalistiques, et al. L’un des buts que nous poursuivons est de donner corps au département, d’aller au-delà du descripteur officiel en offrant un regard complémentaire sur la vie des personnes œuvrant au sein du département.

– Diversité des acteurs. L’initiative vient certainement de membres de l’association des étudiants de premier cycle – cela va sans dire – mais cela ne circonscrit pas l’action du blog projeté à notre cercle aussi restreint qu’exceptionnel. Nous souhaitons ardemment étendre la contribution à ce média jusqu’à nos collègues des cycles supérieurs, à nos professeurs, aux étudiants du BES et aussi à certains anciens étudiants souhaitant participer à notre noble dessein.

– Permettre une meilleure communication interne.

– Permettre une meilleure communication externe. Le blog nous permettrait de prendre position sur une foule de sujets qui animent notre société à titre d’étudiant ou chercheur en sciences des religions et ce, à l’extérieur des murs de l’établissement. Devons-nous nous contenter de bâtir des esquifs intellectuels voués à faire naufrage sur le bureau d’un correcteur amer dont la somnolence le guide dans une lande onirique où il a la panse lourde de cochonaille, la gueule gorgée de merlot et la vertu agacée par des bacchantes aussi sauvages qu’impudiques? Non pas!

(Silence solennel)

Si Dieu existe, qu’il vous bénisse,

Eric Lécuyer, Objecteur de conscience de l’AESR

Marc-Antoine Fournelle, Grand Timonier de l’AESR

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